|
|
|
|
|
![]() |
Le processus d'évaluation Beijing +5 |
|
Beijing, 1995 Beijing, cinq ans après
Une foule de personnes et d'organisations participent au processus d'évaluation Beijing +5. Pays, agences de l'ONU, ONG (organisations non gouvernementales), militantes, professionnelles, universitaires, etc., s'impliquent dans la réalisation d'un état des lieux sur la situation des femmes dans le monde. Quoique Beijing +5 ne nécessite pas une Conférence mondiale des Nations Unies, c'est un moment important pour poser des questions aux gouvernements sur ce qu'ils ont fait au niveau national et contrôler ce que les gouvernements et les Nations Unies proclament avoir fait au niveau international.
Le processus d'évaluation Beijing +5Les rapports nationaux des gouvernementsEn octobre 1998, l'ONU invite ses membres à faire l'examen et le bilan des actions entreprises depuis septembre 1995. 147 pays, dont le Canada, la France et la Suisse, font parvenir un rapport national (en anglais).
Le forum mondial de Beijing +5Afin d'alimenter le bilan Beijing +5, le réseau des agences de l'ONU pour l'avancement et l'autonomisation (l'empowerment) des femmes, WomenWatch, organise un forum mondial. De septembre à décembre 1999, des groupes de travail virtuels échangent sur les mesures prises et à prendre dans les douze domaines d'action de la Plate-forme. Consultez les archives des listes de discussion et le sommaire du forum (en anglais) présenté à la Commission sur le statut des femmes de l'ONU (CSW) lors de la 3è session spéciale de la CSW qui a eu lieu à New York en mars 2000.
Le point de vue des ONG WomenAction2000 est un réseau global d'information, de communication et de médias reliant des réseaux virtuels régionaux, dont European WomenAction 2000, au moyen duquel échangent les ONG de l'Europe, de l'Amérique du Nord et d'Israël. On y trouve entre autres les rapports nationaux alternatifs des ONG (en anglais) de la région, dont celui du Canada, de la France et de la Suisse. Le rapport alternatif du CanadaL'Alliance canadienne féministe pour l'action internationale (AFIA -FAFIA), qui regroupe une quarantaine d'ONG, aide les femmes à établir des liens entre les conventions et instruments internationaux et l'élaboration de politiques nationales, ainsi qu'à intervenir efficacement à l'ONU et à d'autres forums internationaux. L'AFIA a coordonné la réalisation du rapport alternatif des ONG du Canada, L'Autre version des faits: une critique féministe de la réponse du Canada au questionnaire des Nations Unies sur la mise en oeuvre du Programme d'action de Beijing (décembre 1999). Les ONG canadiennes font ressortir une autre version des faits que celle du gouvernement canadien. Le Canada présente une belle image de pays défenseur des droits de la personne mais, depuis 1995, il s'est montré peu empressé de promouvoir l'accroissement du pouvoir d'action des Canadiennes qui voient leur situation se détériorer. Au lieu de prendre des mesures d'urgence comme il s'est engagé à le faire à Beijing et d'implanter l'analyse de genre de ses politiques et programmes afin de faire en sorte qu'ils cessent de désavantager les femmes, il marginalise plutôt les questions qui les touchent. Comme les fonctionnaires canadiens manquent d'expertise pour analyser les politiques selon une telle perspective tout en n'étant pas prêts à aller chercher celle-ci dans les ONG, les groupes de femmes ont d'autant plus à faire pour obtenir que les Canadiennes soient traitées équitablement. Et bien sûr, le soutien financier que les ONG reçoivent du gouvernement fédéral est non seulement inadéquat, mais encore diminue-t-il année après année.
Femmes et médiasLe Programme d'action de Beijing traite dans sa Section J des questions à considérer sur le sujet Femmes et médias, d'objectifs stratégiques et de mesures à prendre pour répondre aux préoccupations des femmes. Dans la Section J, les recommandations faites aux gouvernements, aux ONG et aux organisations médiatiques se classent sous deux objectifs stratégiques spécifiques :
Ces deux domaines clés d'action servent de cadre à la discussion qui a lieu dans le cadre du forum mondial de Beijing + 5. Le rapport des discussions en ligne sur les femmes et les médias met en vedette les tendances et les débats majeurs, les nouveaux enjeux, les bonnes pratiques et les obstacles et se conclut sur des recommandations. L'évaluation parallèle de l'application de la Section J, Femmes et Médias, du Programme d'action de Beijing établie à partir des rapports des ONG réunit les analyses de militantes, de professionnelles des médias, d'universitaires et de recherchistes qui ont surveillé et examiné les efforts des gouvernements pour mettre en oeuvre les recommandations de la Section J. Il aborde également de nouvelles préoccupations, les défis et obstacles que présentent les technologies d'information et de communication et dégage des stratégies de changement.
Femmes d'Afriquefamafrique soutient la participation des ONG de femmes d'Afrique francophone au processus d'évaluation de la mise en oeuvre des Plate-formes d'action de Beijing et de Dakar (5ème Conférence régionale africaine sur les femmes, novembre 1994). Les Africaines échangent aussi par le biais de flamme, le réseau virtuel bilingue qui les intègre au processus d'évaluation Beijing +5. Femmes de la francophonieLe 3 février 2000, l'Agence intergouvernementale de la francophonie réunit les femmes francophones du monde au Luxembourg pour la conférence Femmes, pouvoirs et développement. L' Organisation internationale de la francophonie y est chargée de veiller à la mise en oeuvre des recommandations de la Déclaration du Luxembourg, notamment dans le cadre de la concertation entre ses 49 pays membres lors des réunions de l'ONU de mars et juin 2000.
mars 2000
|
|||||||||||||||||||
| LE BULLETIN QUOTIDIEN D'INFORMATION
Du 29 février au 17 mars 2000, le réseau WomenAction 2000 a coordonné la production d'un bulletin d'information quotidien sur les activités, les caucus et les délibérations qui ont eu lieu à la 3e PrepCom de la CSW (en anglais, français et espagnol). WomenAction fera de même lors de la session de juin 2000. |
Un extended Bureau group est chargé par la CSW de refondre l'outcome document afin d'y intégrer les recommandations adoptées et les propositions reçues en mars. Les délégations sont consultées sur le streamlined outcome document(en format pdf), diffusé le 20 avril 2000. Celui-ci fera ensuite l'objet de discussions lors de la session spéciale de juin.
| |
Les résultats du processus d'évaluation Beijing +5 seront présentés à l'ONU lors d'une session spéciale de l'assemblée générale qui aura lieu à New York du 5 au 9 juin 2000, intituléee Femmes 2000 : égalité entre les sexes, développement et paix pour le 21e siècle. On fera le bilan quinquennal des progrès accomplis, l'examen des obstacles rencontrés et des bonnes pratiques et, à partir du streamlined outcome document, on s'entendra sur les actions à entreprendre.
Les ONG qui ont participé à la Quatrième conférence mondiale sur les femmes ont été invitées à prendre part à cette session spéciale. D'autres ont fait une demande d'accréditation; au Québec, le Centre de documentation sur l'éducation des adultes et la condition féminine (CDEACF), la Fédération des femmes du Québec et l'AFEAS (Association féminine d'éducation et d'action sociale) attendent la réponse de l'ONU.
![]() |
FEMMES EN L'AN 2000
Pour plus d'information, consultez le site d'UNIFEM sur la session spéciale de l'assemblée générale (en anglais). |
LE FORUM DES ONG
Du 30 mai au 9 juin a aussi lieu le forum des ONG : consultez le site du Beijing Plus Five NGO Host Committee. |
| |
Le rapport de la première rencontre nationale post-Beijing des ONG de femmes du Canada, De Beijing au millénaire,donne des moyens d'accroître l'efficacité de notre travail à l'ONU. Le guide fait aussi un survol des domaines où le consensus a été atteint ainsi que les recommandations qui en ont découlé. On met l'accent sur ce qui devait se faire au Canada après Beijing et sur la nécessité de lier nos stratégies aux engagements pris dans le cadre du Programme d'action.
![]() |
Gender on the Agenda : a Guide to Participating in Beijing +5, produit par UNIFEM et des ONG, résume l'histoire du processus d'évaluation de Beijing et donne l'information de base nécessaire pour y participer. |
Dans les archives documentaires de NetFemmes, consultez les rapports d'Annick Druelle et de Charlotte Thibault sur leur participation à la 43e session de la Commission sur le statut des femmes des Nations-Unies au cours de laquelle a commencé la préparation de Beijing+5.
© Nicole Nepton -
CDEACF 2000
Liens brisés? Commentaires? Contactez-nous.