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Agressions sexuelles et drogues du viol: un phénomène méconnu [dépliant] / Bernèche, Francine; Bouffard, Mireille; Lacroix, Louise ... [et al.]. Montréal : Comité Femmes et sécurité de la Petite-Patrie, 2000.
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Préambule
Depuis 1996, le comité Femmes et sécurité de la Petite-Patrie a réalisé plusieurs actions visant à promouvoir la sécurité des femmes dans les lieux publics. Au fil des années, les cas de femmes victimes d'une agression sexuelle à la suite de la consom-mation involontaire de «drogues du viol» ont inter-pellé les membres du comité et leurs partenaires de divers milieux. |
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| Recours et démarches
Toute femme agressée sexuellement doit être informée de l'aide existante et obtenir support et encouragement pour y avoir recours. Ce sont :
Il est recommendé d'avoir immédiatement recours à une aide médicale. Le temps est crucial lorsqu'il s'agit de passer des tests et faire des prélèvements
Il est essentiel de dénoncer l'agression sexuelle pour que la victime reçoive l'aide nécéessaire mais ausi pour permettre que ce type de crime lié aux drogues du viol soit connu. C'est de cette manière que les services policiers pourront obtenir de l'information sur les victimes et en-droits ciblés, de même que sur la manière d'agir des agresseurs. La victime peut être accompagnée en tout temps par une personne de son choix lors du processus de dénonciation. Ce dépliant est un résumé du document «Agressions sexuelles et drogues du viol» produit en 2000 par le Comité Femmes et sécurité de la Petite Patrie. On peut obtenir une copie en appelant au (514) 277-7445. |
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| Problématique
Les cas d'agression sexuelle liés aux «drogues du viol» présentent des points communs :
Il importe de bien situer ces cas dans le contexte global des agressions sexuelles.
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Questionnement
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| Recommandations
Prévention
Information
Formation
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| ROHYPNOL (Flunitrazépam) |
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GHB (Acide Gamma-HydroxyButyrique)
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| Appellation commerciale du flunitrazépam, un sédatif/hypnotique qui fait partie des benzo-diazépines.
Généralement sous forme de comprimés ronds et blancs portant la marque du fabricant (Roche). |
Ces drogues ont initialement servi et servent encore à des fins médicales. Elles peuvent se dissoudre dans les liquides et sont généralement inodores, incolores et insipides. Comparé à celui d'autres drogues, leur coût est relativement peu élevé (de 5$ à 20$ le comprimé ou la fiole). | Substance endogène du système nerveux central des mammifères, synthétisée en 1960 par l'équipe du Dr. H. Laborit. Généralement sous forme d'un liquide contenu dans une petite fiole, mais aussi obtenu en poudre ou en granules. | |
| Selon la dose absorbée* |
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Selon la dose absorbée* | |
| Somnolence, induction au sommeil, perturbation visuelle, incoordination musculaire, disparition des inhibitions, confusion, léthargie, nausée, perte de mémoire.
Coma, dépression respiratoire, décès. |
Ces substances peuvent affecter ou même annihiler les fonctions permettant généralement de résister ou tenter de résister à une agression sexuelle : jugement faussé, absence dinhibition avec une impression de collaboration ou de soumission, confusion. | Amnésie, hypotonie. Induction au sommeil. Somnolence rapide, inconscience (apparition abrupte du sommeil), coma, hallucinations, vomissements, énurésie, mouvements myocloniques, hypothermie. |
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| Prescription et vente illégales au Canada et aux États-Unis. Obtenu de façon légale (à partir dune ordonnance médicale) dans un grand nombre de pays, il peut être introduit en petites quantités au pays par lintermédiaire de voyageurs internationaux. | Le flunitrazépam et le GHB comptent donc parmi les substances dont la possession, le trafic et la possession en vue den faire le trafic sont interdits par la loi canadienne réglementant certaines drogues et autres substances. Les pénalités prévues varient selon quil sagit dun acte criminel ou dune infraction sommaire. 1) Acte criminel : la personne jugée coupable peut écoper de trois ans demprisonnement au maximum pour possession dune substance interdite et de 10 ans pour trafic ou possession en vue den faire le trafic. 2) Infraction sommaire : les peines vont dune amende maximale de 1000$ (première infraction) à 2000 $ (récidive) ou de six à 12 mois de prison pour possession ; sil y a trafic, lemprisonnement peut atteindre une durée maximale de 18 mois. |
Au Canada, possession et vente interdites. Cette drogue serait fabriquée clandestinement en grande quantité en Ontario, surtout dans la région de Toronto (GRC, 1999). Aux États-Unis, la vente du GHB est illégale, mais sa possession reste légale (Smith, 1999). |
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| *Extraits de tableaux préparés par le Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale (décembre 1996- janvier 1997). |
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| Pour les individus: «Garder son verre à loeil» |
«Se serrer les coudes» |
Pour les autres personnes: «Prendre ses responsabilités»
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| Garder son verre à lil et le conserver avec soi lorsqu'on se déplace.
Éviter de boire son verre s'il a été laissé sans surveillance. Ne boire quà partir de contenants non débouchés, surtout sil sagit de soirées privées. Éviter, lors de soirées, de se servir des punchs présentés dans de grands bols (mesure fondée sur des cas survenus dans des campus universitaires américains). |
Sortir et revenir en groupe.
Prendre soin les uns des autres ou les unes les autres. Porter attention aux comportements de ses amies et amis, car toute personne paraissant plus ivre qu'elle ne le devrait compte tenu de sa consommation d'alcool peut être en danger. S'en occuper sur-le-champ et lui accorder une protection immédiate. Nommer, au sein du groupe, un observateur ou une observatrice efficace des gens, des consommations et des «exubérances» des membres du groupe (mais sans se fier totalement à la surveillance des «verres» exercée par une autre personne). |
Toute personne responsable dune soirée ou dun établissement porte la responsabilité de la sécurité de sa clientèle. |
| Refuser toute consommation dont on ignore la provenance.
En cas de malaises, se faire raccompagner en lieu sûr par une personne de confiance, téléphoner à une personne proche ou composer le 911. |
Intervenir pour protéger un ami ou une amie lorsque son comportement semble inhabituel.
Se rappeler qu'il vaut mieux intervenir que de laisser l'un ou l'une de ses amis se faire abuser. Protéger toute personne «vulnérable» en sinterposant lorsquun individu propose de la raccompagner ou en avisant le ou la responsable de la soirée de la situation (circonstances douteuses). |
Toute personne responsable dune organisation visant à informer, éduquer, responsabiliser ou protéger la population doit savoir ce quil advient des "drogues du viol" et des mesures à promouvoir en matière de protection et de prévention. |
| Peu importe ses doutes, se fier à son instinct et avoir confiance en sa capacité à se protéger.
Refuser dêtre raccompagné(e) par une personne avec qui on ne se sent pas bien. Ne pas hésiter à quitter un endroit si l'entourage nest pas familier ou si lenvironnement ne paraît pas sûr. Conserver sur soi suffisamment dargent pour payer ses consommations ou prendre un taxi. Demander à ses amis ou amies de garder lil sur soi. En cas de malaise, de désorientation ou d'ivresse anormale, confier ses inquiétudes à une personne de confiance. |
Refuser quune personne inconnue simpose dans son groupe ou sa soirée.
Refuser les «nouveaux trips» qui sont présentés comme inoffensifs. Ne laisser personne de son groupe derrière en quittant les lieux. Sortir avec des amis dont lun ou l'une ne boit pas afin de pouvoir conduire en toute sécurité et ramener les autres à la fin de la soirée. Si un ami ou une amie paraît anormalement ivre et demande même de le ou la laisser tranquille, persister et demander de l'aide au besoin. Agir dans les limites de ce que l'on se sent capable de faire: cela peut se réduire à téléphoner au 911 ou à une personne proche de la victime. |
La promotion des valeurs de solidarité et de protection entre les individus peut faire toute la différence. |
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© Comité Femmes et sécurité de la Petite-Patrie, 2000. |
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Publié avec permission par NetFemmes. Agressions sexuelles et drogues du viol: un phénomène méconnu [dépliant] / Bernèche, Francine; Bouffard, Mireille; Lacroix, Louise ... [et al.]. Montréal : Comité Femmes et sécurité de la Petite-Patrie, 2000. Dans Centre de documentation sur l'éducation des adultes et la condition féminine. NetFemmes, [En ligne] http://netfemmes.cdeacf.ca/documents/drogue_viol.html |
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